Solivage pour plafond : sections, entraxe et pose expliqués

Solivage en bois fixé au plafond avant pose de plaques de BA13 lors d'une rénovation

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Calculez la section et l’entraxe de votre solivage de plafond

Entrez votre portée pour obtenir une recommandation indicative de section et d’entraxe.

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Section et entraxe recommandés

Temps de lecture estimé : 8 minutes

Points clés à retenir

  • Un solivage de plafond porte une charge bien plus légère qu’un solivage de plancher
  • Les bastaings 50×150 mm sont courants pour un plafond porteur, 60×80 ou 63×175 mm pour le maillage apparent
  • L’entraxe varie de 50 cm à 1,20 m selon la section et la portée, sans valeur universelle
  • Au-delà de 2,50 m de portée libre, les entretoises deviennent impératives
  • Prévoir le poids d’un passage ponctuel en plus de la seule charge du plafond fini

Qu’est-ce qu’un solivage pour plafond et à quoi sert-il

Le solivage pour plafond est l’ossature en bois qui porte un faux plafond, souvent en plaques de BA13, sous une charpente ou un plancher existant. Sur mes chantiers, je vois souvent confondre ce solivage avec celui d’un plancher, alors que les deux répondent à des logiques différentes.

Un solivage de plancher doit supporter le poids des occupants, du mobilier et des cloisons : les charges sont lourdes et réglementées. Un solivage de plafond, lui, reprend uniquement le poids du parement, de l’isolant et, ponctuellement, d’une personne qui passe pour l’entretien. La charge est donc beaucoup plus légère, et dimensionner l’un comme l’autre est une erreur classique qu’on le voit trop souvent sur les forums de bricolage.

Solivage apparent ou faux solivage esthétique

Deux usages coexistent. Le solivage apparent est structurel : il porte le plafond ou l’étage au-dessus. Le faux solivage esthétique, lui, habille une pièce avec des poutres décoratives fixées sous une structure déjà en place, pour recréer un esprit rustique ou chalet à petit budget.

Le cas des combles non aménagés

Sous des combles perdus, le solivage de plafond sépare la pièce habitée de l’espace non isolé au-dessus. Il doit rester accessible pour l’entretien, ce qui change la donne sur le dimensionnement : un point que je détaille plus loin.

Solivage plafond : les critères clés : Charge légère, Apparent vs faux solivage, Section du bois, Entraxe adapté, Entretoises, Humidité du bois

Quelle section de bois choisir pour un solivage de plafond

Le choix de la section dépend de la portée et du rendu recherché. Pour un plafond porteur, les bastaings de section 50×150 mm reviennent souvent : ils sont choisis pour leur rectitude et leur capacité à supporter la charge globale du nouveau plafond, selon maison-optimale.fr.

Pour un maillage plus fin ou décoratif, on utilise plutôt des demi-bastaings ou de gros chevrons, en 60×80 mm ou 63×175 mm selon la portée à couvrir, toujours d’après la même source.

Pourquoi le taux d’humidité du bois compte

Un bois trop humide se tord après la pose et laisse apparaître des échardes disgracieuses. Pour un faux solivage esthétique, maison-optimale.fr recommande un bois raboté et séché à cœur, avec un taux d’humidité inférieur à 18 %.

Attention cependant : ce seuil concerne le bois raboté visible. Pour des sciages bruts de solivage structurel, bois.com cite une hygrométrie de référence de 20 %, avec des largeurs de 50, 63, 75 et 100 mm et des hauteurs de 150, 175, 200 et 225 mm. Ce ne sont donc pas les mêmes repères selon qu’on parle d’un élément porteur brut ou d’un bois apparent fini.

Le cas des poutres lamellé-collé ou aboutées

Pour de grandes portées, les poutres reconstituées gagnent en stabilité. Elles sont composées de 2 à 5 lames pour une épaisseur totale de 45 à 80 mm, ou fabriquées par aboutage et collage de lamelles de 33 à 45 mm d’épaisseur, selon bois.com. Concrètement, ces poutres bougent moins qu’un bois massif d’une seule pièce.

Calculer l’entraxe et l’espacement des solives

Petit conseil de pro : il n’existe pas d’entraxe universel pour un solivage pour plafond. L’espacement dépend toujours de la section du bois, de la portée et de la charge à reprendre.

Pour visualiser une pose concrète, cette vidéo de LUMY Habitat détaille le montage d’un solivage pour plafond en placo.

Les retours de terrain le confirment : sur forumconstruire.com, des solives de 23×3,5 cm sont espacées de 1,20 m. Sur un autre chantier, des bastaings de 32×150 mm sont posés tous les 60 cm entre des madriers de 3,40 m. Sur futura-sciences, des demi-bastaings de 150×38 mm sont testés à 50 cm d’entraxe pour une portée de 4 m.

Plus la section est faible et la portée longue, plus l’entraxe doit être resserré. À l’inverse, une grosse section autorise un espacement plus large. En cas de doute, un calculateur ou un abaque en ligne reste le moyen le plus fiable de croiser ces trois paramètres avant d’acheter le bois.

Portée maximale : jusqu’où une solive peut-elle aller sans appui

Une section suffisante à courte portée ne le reste pas forcément en l’allongeant. Sur futura-sciences, des solives de 3,8×15 cm ne suffisent plus dès qu’on atteint une portée de 4 m, alors qu’elles auraient tenu sur une portée plus courte.

Un point qu’on le voit trop souvent négligé : recalculer la section à chaque changement de portée, même minime, évite bien des flèches disgracieuses au plafond.

Au-delà d’une certaine longueur, il faut ajouter un appui intermédiaire, une poutre porteuse ou rigidifier l’ensemble avec des cloisons qui reprennent la structure en dessous. Sur les grandes portées de plus de 4 m, je conseille systématiquement de fractionner la travée plutôt que de miser sur une section surdimensionnée, souvent plus chère et plus difficile à manipuler seul.

Poser les entretoises pour rigidifier le solivage

L’entretoise est une section de bois fixée perpendiculairement entre deux solives. Elle limite le flambement et empêche les solives de se tordre sous la charge dans le temps.

Maison-optimale.fr est clair sur ce point : si la portée libre dépasse 2,50 mètres, le clouage d’entretoises devient impératif. Ce n’est pourtant pas systématiquement mentionné dans les retours d’expérience terrain, qui s’en passent parfois sur de courtes portées.

Espacement et pose en quinconce

Lebricoleur.org recommande de placer une première entretoise à 15 cm du mur, puis de répéter la pose tous les 150 cm. Pour une meilleure rigidité, on décale les rangées d’entretoises d’une solive à l’autre, en quinconce, ce qui répartit mieux les efforts sur l’ensemble du solivage.

Estimer et supporter le poids du plafond (charges)

Sur mes chantiers, j’insiste toujours pour chiffrer la charge avant d’acheter le bois. Sur futura-sciences, un plafond autoportant rails et montants hors isolation représente environ 140 kg sur une portée de 4 m, soit 70 kg par ferme.

À ce chiffre s’ajoute la répartition des charges d’exploitation : selon bois.com, 20 % correspondent au mobilier, considéré comme permanent, tandis que la circulation des personnes représente 80 % des charges, temporaires. Pour un accès ponctuel au-dessus du faux plafond, mieux vaut donc intégrer le poids d’un adulte en plus du parement, même si le passage reste rare.

Fixer le faux plafond sous les solives (placo, suspentes)

Trois méthodes de fixation coexistent selon la configuration du solivage existant. Sur forumconstruire.com, un cas concret évoque des solives de 23×3,5 cm jugées suffisantes pour y accrocher directement des suspentes de plafond suspendu.

Pour un solivage apparent, on privilégie des cornières vissées sur les joues des solives, qui laissent un léger espace libre en sous-face. Ça change tout pour l’esthétique finale, car les solives restent visibles depuis la pièce.

Pour un rendu lisse et continu, on visse directement les plaques en sous-face des solives, sans cornière ni suspente intermédiaire. C’est la solution la plus rapide, mais elle demande des solives parfaitement alignées.

Hauteur sous plafond et implantation du solivage

La hauteur standard d’une pièce d’habitation est de 2,50 mètres, selon lebricoleur.org. C’est ce repère qui sert à fixer le niveau de la solive de départ sur le mur avant de traverser la pièce.

Dans certains cas, bois.com précise que l’élément porteur le plus bas doit être posé à au moins 30 cm du sol, une contrainte à vérifier avant de couper le premier bois. Concrètement, chaque centimètre de solivage grignote la hauteur disponible dans la pièce ; sur une rénovation, je prends toujours cette cote en tout premier, avant même de choisir la section du bois.

Questions fréquentes

Comment calculer un solivage pour faux plafond ?

Le calcul croise trois données : la portée entre appuis, la section du bois disponible et la charge à reprendre (BA13, isolant, éventuel passage d’une personne). Un calculateur en ligne ou un abaque fournisseur permet de vérifier qu’une section donnée tient sur la portée visée avant l’achat du bois.

Quel entraxe pour un solivage de faux plafond ?

Il n’y a pas de valeur fixe. Les retours de terrain vont de 50 cm à 1,20 m selon la section choisie : plus le bois est fin et la portée longue, plus l’entraxe doit être resserré. Il faut toujours croiser cette donnée avec la section et la charge réelle du plafond.

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